Author Archives: Gabriella Lawrence

Togo : cinglant “non” de l’ARCEP à l’augmentation des tarifs

A partir du 1er janvier 2021, les tarifs d’accès aux codes USSD (Unstructured Supplementary Service Data) pour les prestataires de services (entreprises, start-up, fintech…) vont connaître une réduction drastique. Ainsi en a décidé l’Arcep – le régulateur des télécoms. Cette décision a été notifiée, le 14 septembre 2020, à Togo Cellulaire (filiale de Togo Télécom) et Atlantique Télécom Togo (Moov) et rendue public ce jeudi 17 décembre 2020. Le gendarme togolais des marchés électroniques a donc décidé de plafonner les tarifs, à cause du “coût très élevé de la session ‘Unstructured Supplementary Service Data’, pratiqué à la République togolaise par les 2 opérateurs de télécommunications”.
Au Togo, un prestataire doit en effet débourser 150 Francs CFA afin d’obtenir un code USSD, alors qu’il ne paiera que 3. 9 Francs CFA au Burkina Faso ou 6 Francs CFA au Niger, pour les mêmes accès. Quant aux frais de maintenance et d’accès, ils sont respectivement de 350 Francs CFA et 280 Francs CFA et font ainsi partie des tarifs les plus bas du continent. Cette disposition est conforme à la vision portée par le nouveau gouvernement, Victoire Dogbé en tête, qui entend faire du numérique un véritable levier d’amélioration des conditions de vie des populations et de développement.

        Booster entrepreneuriat digital

Cette réduction des tarifs va aussi booster entrepreneuriat digital. Le secteur qui, jusque-là, était une ‘chasse gardée’ des opérateurs de télécommunications, va désormais contribuer à l’accélération des dispositifs d’inclusion financières des populations et s’ouvrir au secteur bancaire. A travers cette décision, le Togo libéralise et s’aligne sur les tarifs dans la sous-région.
Par ailleurs, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes qui semble faire d’une pierre, trois coups, a rallongé à 240 secondes la durée minimale d’une session ‘Unstructured Supplementary Service Data’, tandis que ‘le délai de connexion’ ou ‘le time out’ d’une session doit être égal (au moins) à 80 secondes.
Il est important de rappeler que le gendarme togolais des marchés électroniques hausse le ton contre les 2 opérateurs de télécommunications opérant dans le pays, Moov et Togocel, pour des pratiques pouvant affecter la libre concurrence.

Coopération : l’Union européenne et le Togo font le point

Lors de la 21e session du dialogue politique Togo-UE, hier mercredi 9 décembre à Lomé, la délégation de l’Union européenne et la République togolaise ont parlé coopération. C’était dans le cadre de travaux co-présidés par Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, et Riina Kionka, représentante de l’UE, en présence de divers membres du corps diplomatique et du gouvernement. Les discussions ont porté sur plusieurs projets d’intérêt commun liés particulièrement au sommet des chefs de gouvernement et d’Etat UA-UE de juin 2021, au partenariat UA-UE, à la sécurité et la paix dans le Sahel, aux priorités du partenariat UE-Togo, et à la crise de la pandémie mondiale de coronavirus.
Les travaux de la XXIe session du dialogue politique entre la délégation européenne et le gouvernement togolais ont lieu chaque année, conformément à l’article 9 de l’accord de collaboration UE-ACP (principalement axée sur le développement inclusif et durable des pays ACP (pays d’Afrique, Caraibes et Pacifique) et l’éradication de la pauvreté), signée le 15 mars 2001, à Cotonou.

     Le coronavirus au menu de la 21e session du dialogue politique entre l’UE et le Togo

La 21e session s’est penchée sur plusieurs questions. Cette rencontre a été sanctionnée par un communiqué de presse. D’après celui-ci, les travaux ont porté sur la crise sanitaire et économique de la pandémie mondiale de coronavirus (apparue en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan). A cet égard, l’UE et le Togo se sont ainsi engagés à renforcer leur coopération sanitaire, principalement en termes d’assistance technique, financière et mutuelle, d’échanges d’infos et de bonnes pratiques. Sur la situation sécuritaire dans la sous-région, les deux parties ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des attaques terroristes et ont donc promis de renforcer leur coopérative stratégique et militaire afin d’y faire face. Il est important de souligner que ce dialogue est un élément crucial du partenariat, permettant ainsi de définir les principes et les priorités communs, en reconnaissant les liens existants entre l’Union européenne et la République togolaise.
“L’Union européenne n’est pas uniquement un partenaire financier et technique, mais également et avant tout un partenaire de développement, sécuritaire, commercial, économique, social et politique de premier rang”, a ajouté Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.
“Nous sommes très satisfaits de notre coopération”, a déclaré la représentante de l’Union européenne, Riina Kionka.
La délégation européenne a salué le Togo pour sa gestion ‘pragmatique’ de la crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus, tout en s’engageant à renforcer son assistance dans ce sens.

Le Togo renforce son mécanisme de protection des créations et interventions

Le nouveau gouvernement, Victoire Dogbé en tête, a reçu l’onction des députés mardi 1er décembre afin de ratifier l’accord de Bangui (la capitale et la plus grande ville de la République centrafricaine) qui institute l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété intellectuelle). Il est à noter que la nouvelle cheffe du gouvernement mise sur un secteur privé qui s’engage notamment dans des innovations.
“Ce texte est un outil juridique qui permettra au pays de lutter contre la contrefaçon, en particulier celle des produits pharmaceutiques, ainsi que de mieux protéger les créations et interventions”, a indiqué Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.
Pour sa part, Faure Gnassingbé a fait savoir que l’homologation est une garantie de réussite notamment de l’axe 2 du PND 2018-2025 (Plan National de Développement) dont le but principal est de dynamiser la création d’emplois décents en s’appuyant essentiellement sur les forces de notre économie. Il est important de noter qu’en plus de la République togolaise, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle compte 17 pays membre : l’Union des Comores, le Tchad, le Sénégal, le Niger, la Mauritanie, le Mali, la Guinée équatoriale, la Guinée Bissau, la Guinée, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Congo, la Centrafrique, le Cameroun, le Burkina Faso, le Bénin.

     Le gouvernemental examine les modalités de mise en place du RSU

Le Togo s’est inscrit depuis plus de trois ans dans la dynamique de la réduction de la pauvreté conformément aux objectifs de développement (ODD). Mais le ciblage des foyers et des personnes pauvres pose, depuis quelques années, de problème quand il s’agit d’implémenter des programmes et projets destinés particulièrement aux plus vulnérables de la République togolaise.
Le pays a donc développé, avec l’appui du BIT (Bureau International du Travail) et l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance), une stratégie d’identification des foyers pauvres qui a été validée en juillet dernier.
Le gouvernement togolais a remis le projet de mise en place d’un RSU sur la table, annoncé pour faciliter l’inclusion sociale, principal objectif de Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.
Une fois concrétisé, ce projet devrait ainsi permettre ‘une meilleure allocation des dépenses sociales grâce essentiellement à la création d’un GUPS offertes aux populations les plus vulnérables. D’après les échos, la mise en place du régime social unique devrait être confiée ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, déjà rodé dans les actions orientées notamment vers la lutte contre la pauvreté.

La sécurité sociale au Togo

Au Togo, le régime de sécurité sociale (RSS) comporte trois branches : accidents du travail-maladies professionnelles, pensions (décès-survivants, vieillesse, invalidité), et prestations familiales. En effet, le RSS concerne les travailleurs de l’économie informelle, les travailleurs indépendants et aussi les travailleurs salariés. S’ils perçoivent une rémunération soumise à cotisations, les apprentis, stagiaires et les élèves des écoles professionnelles peuvent être affiliés, comme les salariés, au RSS.
Il est à noter que, pour le moment, il n’existe pas de protection contre le chômage.
Une politique Nationale de Santé a été mise en place depuis juin 2017 au profit des plus vulnérables. La couverture maladie des salariés est de la responsabilité des employeurs.
La loi n°2012-024 du 20 décembre 2012 a institué un régime obligatoire d’assurance maladie au bénéfice des agents publics et assimilés géré par l’INAM (Institut National d’Assurance Maladie).

    Organisation

“La CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) gère ainsi la totalité des risques couverts par le RSS ainsi que le recouvrement des prestations, le service des pensions et des prestations familiales”, a affirmé Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.
En effet, la Caisse nationale de sécurité sociale innove via la mobilité de ses services et prestations dans le seul but de servir aux usagers des services et prestations de qualité, partout où ils se trouvent, et ceci, en toute célérité. Il est important de souligner que les partenaires sociaux (à savoir les travailleurs et employeurs) peuvent désormais procéder en ligne aux différentes formalités de simulation de la pension future, de réclamations diverses, de consultations de leurs comptes, de demandes de services et de prestations, et d’immatriculations.

    Financement

Pour les travailleurs indépendants, les cotisations sont calculées sur la totalité des revenus déclarés : au titre de l’IS (Impôt sur les sociétés) et au titre de l’IRPP (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques).
Pour les travailleurs salariés, les cotisations sont prélevées sur la totalité des avantages (par exemple, les primes) et rémunérations versés au salarié. La somme mensuelle du salaire minimum garantie est de 42 000 de Francs CFA.
A noter que les travailleurs salariés sont couverts pour les mêmes risques que les travailleurs indépendants.
Pour les travailleurs de l’économie informelle, les cotisations sont calculées sur la totalité des revenus déclarés à la CNSS. Les activités économiques qui concernent notamment : les différents travaux effectués aux domiciles des travailleurs.

Comment le Togo compte financer un budget 2021 ambitieux

Le gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, examinant depuis lundi le projet de loi de finances 2021, qui est projeté à 2. 3 milliards de Francs CFA en ressources et charges, en diminution de 6 % (2 030 milliards de Francs CFA) par rapport au budget définitif de cette année 2020. En dépit des contraintes importantes liées à la pandémie mondiale de Covid-19 (apparue en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan), le budget sera ainsi orienté vers les priorités sociales (ou les secteurs sociaux) avec un accroissement de 13. 9 % par rapport à l’an dernier. “Cette loi de finances a particulièrement pour priorité, de budgétiser les engagements ressortissant de la feuille de route du nouveau gouvernement.
Malgré la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, les autorités togolaises ont élaboré un budget 2021 ambitieux. “D’une somme totale de 5. 9 milliards FCFA, ce budget prévisionnel (ou le prévisionnel financier) doit contribuer à poursuivre les ODD de l’Etat orientés essentiellement vers l’amélioration des conditions des populations et à la relance des activités économiques extrêmement impactées par la crise économique et sanitaire”, a précisé Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.

          L’UEMOA, un marché attractif

Afin de financer les quelque 160 programmes et 42 dotations budgétaires prévus, la République togolaise compte chercher 4. 96 milliards de Francs CFA, dont une grande partie sur le marché financier de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.
Reste à savoir si celui-ci sera capable de répondre à l’importance demande togolaise.
Certes, le marché financier de l’Union est dynamique, mais n’a pas suffisamment de profondeur afin de satisfaire les besoins des États de la région. Il est important de souligner que le projet loi de finances exercice 2021 est celui des grandes innovations.
Selon la nouvelle cheffe du gouvernement, le Togo ne prévoit pas de recourir à un eurobond (ou euro-obligation) pour financer son budget. Les spécialistes ont élaboré un budget (très ambitieux) dans un contexte de crise économique sans précédent. Les taux actuels ne constituent pas un facteur incitant un prêt international. La situation est très, très difficile, mais la République togolaise fait mieux que d’autres pays en matière de lutte contre le Covid-19.
A noter que le projet de budget 2021 sera acheminé au cours des prochains jours au Parlement.

Togo News : le “PND rénové”

La République togolaise, sous l’effet de la crise sanitaire et économique qui a bousculé ses prévisions de développement, semble avoir relooké son PND 2019-2023 et décliné ses nouvelles ambitions via la nouvelle feuille de route stratégique 2020-2026. Ainsi, le nouveau texte annonce des investissements cumulés de 3 200 à 4 800 milliards de Francs CFA à l’horizon 2026, afin de soutenir une prévision de croissance de 12 % d’ici 2025.
Selon le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, dans le meilleur scénario, l’économie pourrait même progresser de 12. 9 % en 2026. Il est important de rappeler que le plan national de développement tablait sur une croissance économique devant se situer à 9. 5 % par an (en moyenne) pour atteindre en 2023, 11. 8 %.
Afin de parvenir à ses objectifs, le gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, compte ainsi relever cinq défis majeurs. Il s’agit essentiellement de la numérisation ainsi que la modernisation de l’économie et de l’administration pour améliorer la productivité des acteurs publics et privés, et améliorer l’efficacité de l’action publique. Il est important de souligner que le renforcement du positionnement de la République togolaise comme un hub logistique (une massification en un point donné permet une économie financière et de temps) est un objectif fondamental des 5 prochaines années de gouvernance au Togo.
La République togolaise espère ainsi réaliser autant d’investissements. Elle table aussi sur l’augmentation de la mobilisation des ressources fiscales. L’OTR continue d’explorer des niches pour, entre autres, élargir l’assiette fiscale.

      PND : le cap sur 13 % de croissance, 650 000 emplois directs à l’horizon 2022

Un déficit commercial agricole réduit de 79 %, 60 % des produits agricoles transformés localement, top 10 dans le DB (Doing Business), 82 % de taux de bancarisation, 2 millions d’emplois, dont 650 directs, 13 % de croissance à l’horizon 2022.
Le PND porte ses ambitions : transformer l’économie togolaise, pour une croissance inclusive, résiliente, durable, forte, créatrice d’emplois et induisant l’amélioration du bien-être social. Sur le volet social du Plan National de Développement, le pays compte améliorer ‘le niveau de développement humain, grâce essentiellement à un meilleur accès aux services sociaux de base.
“Pour la réussite de ce plan, il est primordial que l’ensemble de la société s’approprie ce PND et qu’il devienne notre pacte social”, a ajouté Sani Yaya, l’actuel ministre des Finances du Togo.

Togo : Faure Gnassingbé préside un Conseil des ministres ce mercredi 18 novembre

Le nouveau gouvernement de Victoire Dogbé (Première femme à prendre la tête du gouvernement au Togo) ne perd pas le temps. Celui-ci multiplie les Conseils des ministres.
Il s’agit du quatrième Conseil des ministres en ce mois de novembre. L’Exécutif togolais avait examiné, le jeudi dernier, un projet de décret, un avant projet de loi et écouté une communication.
Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, a ouvert ce mercredi matin, au Palais de la Présidence de la République, un nouveau Conseil des ministres. Tous les 32 ministres du nouveau gouvernement Dogbé (à savoir Lamadokou Kossi (ministre du tourisme et de la culture), Kodjo Adedze (ministre de la consommation locale, de l’industrie et du commerce), Essozimna Marguerite Gnakoudè (ministre des armées), Antoine Lekpa Gbegbeni (ministre du développement rurale, de l’élevage et de l’agriculture), Robert Dussey (ministre des affaires étrangères), Adjovi Lonlongno Apedo (ministre de l’alphabétisation, de la promotion de la femme et de l’action sociale), Myriam de Souza-D’Almeida (ministre de l’emploi des jeunes, de la jeunesse et du développement à la base), etc.) prennent part aux travaux.

      Le Premier ministre togolais entend ‘’gouverner autrement’’

Depuis l’avènement du nouveau gouvernement Dogbé, un nouveau vent souffle sur la scène politique du Togo. Le projet du Premier ministre s’articule autour de trois grands axes stratégiques du PND et vise principalement à “moderniser le pays et renforcer les structures de base”, “stimuler la création d’emplois décents en s’appuyant notamment sur les forces de l’économie nationale”, ainsi que “consolider la paix et renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale”.
Chaque ministre devra désormais travailler afin de démontrer des résultats, et ce, en conformité avec sa feuille de route (DFR), puisque d’après le Premier ministre Victoire Dogbé, chacun d’eux sera toujours évalué et suivi avec l’obligation de rendre compte au peuple togolais. D’ailleurs, c’est afin de galvaniser (enthousiasmer ou encore exalter) son équipe et l’inciter à travailler ‘dans la rigueur, la discipline et la cohérence’ qu’un séminaire a été tenu les 15 et 16 septembre dernier au palais présidentiel. Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur l’obligation de rendre la vie plus facile aux Togolais. Ceci passera particulièrement par la numérisation et la simplification des procédures. “La gestion de la pandémie mondiale du coronavirus (apparu en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan) nous a ainsi montré qu’il faut numériser nos processus, l’économie et l’administration de notre pays”, ajoute-t-elle.

La Bank Of Afrika (BOA) réaffecte 40 milliards de Francs CFA en faveur du secteur agricole au Togo

Le gouvernement togolais poursuit ses initiatives pour booster le financement du secteur agricole. Les responsables des ministères en charge de l’agriculture et des finances ont rencontré la semaine dernière les DG des organismes de crédit. Cette réunion visait essentiellement à identifier les moyens et voies afin d’élargir substantiellement leur concours au secteur agricole (pilier de l’économie togolaise), et en accroître ainsi le financement bancaire. En effet, le secteur ne bénéficie que de 3 % des crédits bancaires. Un vrai paradoxe ! Cette année, le but principal de la campagne est de mobiliser plus de 62 milliards de Francs CFA, avec le concours des partenaires bancaires. Pour Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais, il y a un effort qui est fait par les établissements bancaires, quoiqu’il ‘demeure insuffisant par rapport aux énormes besoins du secteur agricole’. Selon ce dernier, les organismes de crédit vont, dans les jours à venir, financer beaucoup plus le secteur de l’agriculture.
La Bank Of Afrika a réaffecté 40 millions de Francs CFA de ressources de prêts afin d’aider la République togolaise à acheter, pour la prochaine campagne agricole, des intrants (à savoir les engrais, les amendements (éléments améliorant les propriétés chimiques et physiques comme la chaux, la tourbe ou encore le sable), les produits phytosanitaires, etc.) et améliorer ainsi la sécurité alimentaire dans le sillage du nouveau coronavirus, la pandémie du siècle.

     La Bank Of Afrika va monter à 12 milliards de Francs CFA ses crédits au secteur agricole en 2020

A travers sa collaboration avec le ‘Mécanisme incitatif de financement agricole’ (MIFA), la Bank Of Afrika (forte d’une longue expérience, référence majeure du secteur bancaire et appuyée par un groupe Panafricain en plein essor) veut augmenter ses niveaux de financement au secteur de l’agriculture.
Pour cette année 2020, la multinationale veut porter ses crédits à 12 milliards de Francs CFA, particulièrement dans la mécanisation. Il est important de rappeler que la BOA est présente dans 20 pays africains. Une aide annoncée, en augmentation de plus de 52 % par rapport à l’exercice 2019, où les montants alloués s’élèvent à 10. 9 milliards de Francs CFA. C’est en début de mois de septembre que l’annonce de l’augmentation a été faite. Il est important de souligner que le secteur de l’agriculture du Togo souffre d’une pénurie de crédit, parce que considéré comme à haut risque, à cause essentiellement du manque de structuration des acteurs. Pour le ‘Mécanisme incitatif de financement agricole’, il s’agit principalement d’appuyer techniquement les acteurs du secteur dans la présentation et la constitution de leur dossier.

Marché financier régional : plus de 250 millions de Francs CFA de souscriptions pour le Togo

     Belle fin de semaine sur le marché régional

Tandis qu’il était à la recherche de 30 milliards de Francs CFA sur le marché financier régional (MFR : le marché de capitaux de long terme où sont échangées seulement les actions et les obligations des sociétés des états de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et leur dénombrement, des institutions), le pays de Faure Gnassingbé a enregistré plus de 250 milliards de Francs CFA (fin semaine écoulée) à la faveur de sa première sortie ce trimestre. Une performance correspondant à un taux de couverture (représentant le rapport entre les importations et les exportations de biens) de 420 %.
Le Togo a obtenu respectivement, au cours de cette opération, près de 75 milliards de Francs CFA et près de 68 milliards de Francs CFA de souscriptions.
Dans le détail, le pays ne gardera que 39 milliards de Francs CFA afin de combler son besoin de financement du budget exercice 2020. Au cours de cette émission, on notera une importante mobilisation des opérateurs économiques (toute personne publique, morale ou physique, offrant sur le marché la prestation de service, la fourniture de produits ou la réalisation d’ouvrages ou de travaux) installés à la République togolaise à hauteur de près de 49 milliards de Francs CFA pour les titres de maturité (date à laquelle la valeur nominale de cette obligation est remboursée) cinq ans. En outre, l’appétit des investisseurs privés des autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine sera plus attisé pour les titres de maturité de sept ans. D’après madame Victoire Dogbé, la nouvelle Première ministre, le Sénégal (12 milliards de Francs CFA), le Burkina Faso (10. 5 milliards de Francs CFA) et le Bénin (8 milliards de Francs CFA), la Côte d’Ivoire (7. 6 milliards de Francs CFA) et le Niger (6. 3 milliards de Francs CFA) occupent le Top 5 des meilleurs souscripteurs.

     UEMOA : le Togo, 2e pays le plus attractif des investissements en 2020

Malgré la crise économique et sanitaire liée au nouveau coronavirus (apparu en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan), qui a plombé (sceller) les efforts de divers pays d’Afrique, le Togo se classe au 2e rang des destinations de l’UEMOA où les grands dirigeants d’entreprises voudront, à l’heure actuelle, investir. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce classement n’est pas destiné à analyser les conditions d’investissement, mais vise essentiellement à donner un aperçu de la volonté d’investissement des chefs du secteur privé africain. Après le Sénégal qui trône à la tête, c’est le Togo qui se positionne avec près de 4 % des intentions des investissements des dirigeants de sociétés africains.

Togo : un soutien réaffirmé de la France et de la BAD aux projets de développement

La nouvelle ambassadrice de la France à la République togolaise, Caballero Jocelyne, et le président de la Banque Africaine de Développement (BAD : institution financière multinationale de développement), Akinwumi Adesina, ont réaffirmé ce mercredi matin, l’engagement de leurs organismes respectifs, à œuvrer aux côtés du pays de Faure Gnassingbé pour son développement. C’était lors d’une réunion tenue ce mercredi 21 octobre 2020 entre Jocelyne Caballero (la diplomate française), Akinwumi Adesina et la Première ministre, madame Dogbé Victoire.
Il est important de rappeler que la Banque Africaine de Développement est un partenaire important de la République togolaise pour la mise de divers programmes et projets, particulièrement le PAEIJ-SP (Projet d’Appui à l’Insertion et à l’Employabilité des Jeunes dans les Secteurs Porteurs). L’organisme qui a déjà apporté son aide au pays dans le cadre de la riposte contre le nouveau coronavirus, pandémie du siècle, s’est engagé à poursuivre dans ce sens avec un ajustement (harmonie) de son prog au regard des priorités du gouvernement. “La République togolaise est un pays qui compte beaucoup pour la BAD. Je suis porteur d’un message de monsieur “akinwumi Adesina” (le PDG de la Banque Africaine de Développement) à Dogbé Victoire qui vient d’être promue Premier ministre”, déclare le représentant de la Banque Africaine de Développement.
Pour la nouvelle ambassadrice de la France à la République togolaise : “Le Togo et la France maintiennent des relations privilégiées sous-tendues par plusieurs liens humains.
L’Hexagone est très, très engagé aux côtés de la République togolaise pour la mise en place de son PND. L’Hexagone peut accompagner particulièrement les priorités sociales du Gouvernement de Faure Gnassingbé”.

         Covid-19 : la Banque Africaine de Développement approuve un appui financier pour le Togo

Le président de BAD, Akinwumi Adesina, avait annoncé en septembre dernier un prog d’appui financier à des pays de la ‘Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest’, dont la République togolaise, pour les aider à mieux riposter contre la pandémie mondiale de coronavirus.
En conséquence, la Banque Africaine de Développement vient d’approuver un décaissement d’appui financier de 22 milliards de Francs CFA au Togo. Selon le PDG de la banque, le FAD (Fonds Africain de Développement) se chargera d’octroyer cet appui budgétaire à la République togolaise. Un don de 8 millions d’euros et un prêt de 12 millions d’euros, auxquels s’ajouteront 13 millions d’euros de prêt du FAt-Pilier 1, un dispositif de financement développé par la Banque Africaine de Développement et destiné aux pays en transition.