Présidentielle ivoirienne : le représentant de l’ONU attendu pour une visite officielle à Abidjan

À seulement un mois des élections présidentielles ivoiriennes de 2020, Mohamed Ibn Chambas, le représentant du secrétaire général pour la région de l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a annoncé sa visite officielle en Côte d’Ivoire qui a déjà débuté lundi dernier.

 

         Organisation d’une élection transparente et crédible

D’après les services du chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, cette visite officielle entre dans le cadre du soutien de l’organisation international dans la mise en place d’une présidentielle en Côte d’Ivoire transparente, pacifique, crédible et inclusive.
Il est important de mentionner que l’élection présidentielle ivoirienne aura lieu le 31 octobre prochain.
Durant sa visite, Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial du secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a tenu à rencontrer le président sortant ivoirien Alassane Ouattara. En outre, le représentant de l’organisation international assure qu’il compte effectuer une série de rencontres avec les différents membres du gouvernement ivoirien ainsi que les représentants de la société civile, les acteurs politiques, l’équipe pays des Nations Unies, sans oublier les représentas du corps diplomatique.

            L’appel à la retenue

Il est essentiel de mentionner que durant l’ouverture de la 45e du conseil des droits de l’homme, le 14 septembre dernier, Michelle Bachelet la cheffe des droits de l’homme, a affirmé qu’elle préoccupée de la situation inquiétante en Côte d’Ivoire.
D’après la responsable des droits de l’homme à Genève, le processus électoral en Côte d’Ivoire a débuté dans un climat politique assez tendu et sur un fond qui pourrait former un catalyseur de violence. En effet, depuis l’annonce de la candidature du président sortant aux élections présidentielles ivoiriennes, plusieurs manifestations violentes ont eu lieu. Plusieurs actes de violence pourrait avoir lieu sur des questions d’impunité pour les crimes passés, de discrimination, d’inégalités économiques, de clivages régionaux ou de nationalité.
La cheffe des droits de l’homme a expliqué que les différentes fractures sociales risquent de s’intensifier avec l’arrivée imminente de la date des élections présidentielles ivoiriennes et le durcissement des positions.
Dans ce sens, elle n’a pas hésité d’inviter les différents acteurs politiques d’éviter les discours de haine surtout au niveau des réseaux sociaux.
En outre, la haut-commissaire aux droits de l’homme exhorte le gouvernement à veiller au respect et à la protection des droits de l’homme en cette période des présidentielles en Côte d’Ivoire.